Rechercher
  • Nicoline Droogmans

Les contacts sociaux font partie intégrante des besoins du chien.

Dernière mise à jour : 21 juin 2021

Après une assez longue pause, on reprend cette série de cinq articles sur la Pyramide de Maslow du chien, donc la pyramide de leurs besoins, avec cette troisième publication qui concerne cette fois le besoin de contacts sociaux.


Ce besoin est important du fait de ce qu'il implique, autant pour le chien que pour nous en tant qu'humains à ses côtés. En effet, à sa naissance, le chiot va apprendre à communiquer avec ses congénères pour peu qu'il soit resté suffisamment longtemps avec sa mère et sa fratrie. Par la suite, c'est à nous de prendre le relai en lui faisant voir des congénères assez fréquemment pour qu'il ne perde pas ses capacités de communication.


A chaque moment passé en présence de congénères, un chien développera une aisance particulière à communiquer avec eux. Il développera sa propre palette de signaux de communication et en privilégiera certains plutôt que d'autres. C'est ainsi qu'il se forgera également son identité, sa personnalité. Autant dire que tout ça l'aidera à grandir et lui permettra d'être confiant quant à ses capacités d'interagir avec d'autres chiens.


Si nous prenons l'exemple d'Osa, qui a vu énormément de congénères, autant lorsqu'elle était chiot que pendant son adolescence, elle a décidé de privilégier certains signaux plutôt que d'autres. Pourtant, elle a vu des congénères employer de nombreux signaux : détournement du corps ou de la tête, léchage de truffe, reniflements au sol, grognements, etc. Autant dire que les signaux, elle les a quasiment tous vus ! Sans le vouloir, elle a aussi été confrontée à des chiens peu ou mal codés, qui n'en avaient presque pas, ou tout du moins pas les bons dans certaines situations.


De son côté, Osa a donc pris le parti d'apaiser des situations par le jeu. Elle a une propension certaine à utiliser notamment l'appel au jeu dans des moments qu'elle ne gère pas émotionnellement, lorsqu'elle sent qu'un congénère est tendu notamment. Elle utilise également beaucoup le fait de renifler au sol pour détendre des tensions éventuelles et elle reste très à cheval sur des présentations correctes : jamais de face, jamais dans une allure trop rapide, avec contournement, etc.


Elle ne se lèche quasiment jamais la truffe dans des situations tendues et préfère à ce signal celui de se détourner complètement par exemple. Pourtant, certains autres chiens, dans la même situation, seraient montés d'un cran sur du léchage de truffe ou du grognement, là où leur tolérance n'aurait pas été la même. Ce qui est réellement important est que notre chien puisse piocher dans tous les signaux qu'il verra auprès de ses congénères pour lui permettre par la suite de développer les signaux, témoins de la tolérance qu'il portera à telle ou telle situation. Ainsi, il sera également à même de prendre des initiatives de communication sans se retrouver mal-à-l'aise ou perdu face à d'autres chiens.


Certains chiens en viennent pourtant à oublier comment communiquer avec leurs congénères après être restés trop longtemps sans en voir un seul, dans un monde rempli d'humains qui ne parlent donc absolument pas le même langage que les chiens. C'est ainsi que peuvent s'instaurer des cas de peur donc des cas d'évitement de congénères, voire des cas de réactivité plus problématiques.


Ce besoin qu'a le chien d'entretenir des contacts sociaux est d'ailleurs valable tout aussi bien avec des congénères qu'avec des humains. Le chien est un animal social, et non pas sociable car la nuance est importante, ce qui signifie qu'il a besoin de communiquer avec des membres de son espèces mais aussi avec des individus d'espèces différentes, comme nous par exemple.


Cependant, certains chiens, même s'ils ressentiront le besoin de communiquer avec des congénères, ne voudront pas forcément jouer avec eux, ni même passer beaucoup de temps en leur présence. C'est donc là qu'arrive la nuance entre social et sociable. Être un individu social signifie qu'un chien sait communiquer et use de cette communication propre à son espèce. En revanche, être un individu sociable implique que le chien recherche la compagnie et qu'il l'apprécie. La nuance est tout de même de taille, car tous les chiens ne sont pas sociables.


Ce besoin de contacts sociaux se font donc également envers l'humain. En effet, le chien a besoin de se sentir appartenir au groupe que sera sa famille humaine. Il n'est donc pas question de laisser un chien tout le temps dehors sans jamais aller le voir ni même de le garder à l'écart constamment, au risque que ce besoin ne soit pas comblé.


Faites en sorte de faire voir des congénères à vos chiens de temps en temps, pas forcément tous les jours mais souvent, de sorte à ce qu'ils puissent garder un lien avec eux. Bien entendu, s'ils sont réactifs, faites-vous aider par un(e) professionnel(le) du comportement canin en méthode bienveillante et respectueuse ! Et surtout, intégrez vos chiens à la famille, ils en font partie alors ne les relayez pas au jardin à chaque fois que ça vous sied, sans balade ni aucune interaction. Ils ont besoin de ce contact social que vous leur offrirez alors soyez-en conscient et comblez-le autant qu'il est possible de le faire.



© Toutougether - Nicoline Droogmans

www.toutougether.fr

contact@toutougether.fr

06-36-10-04-84

323 vues0 commentaire